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Comisión
de derechos humanos
Ginebra, 15 marzo - 23 abril 2004
Declaración
hecha por la Asociación General de los Adventistas del Séptimo
Día, ONG en status consultativo especial con ECOSOC.
Punto 9. Violaciones
de derechos humanos
From its very inception over 150 years ago, the Seventh-day Adventist
Church has supported human rights. Inspired by biblical values, Adventists
then chose to be directly involved in the struggle against slavery and
injustice, and continue to work at the forefront of human rights and religious
freedom today. Adventists claim the right of every person to choose beliefs
according to conscience and to practice and teach his or her religion
in full freedom, without discrimination, always respecting the equal rights
of others. Seventh-day Adventists are convinced that in religion the exercise
of force is contrary to God’s principles.
In promoting religious freedom, family life, education, health, mutual
assistance, and meeting crying human need, Seventh-day Adventists affirm
the dignity of the human person created in the image of God.
The 1948 Universal Declaration of Human Rights was written and adopted
by individuals who had emerged from the unprecedented destruction, disorientation
and distress of World War II. This harrowing experience gave them a vision
of, and a desire for, a future world of peace and freedom. Coming from
the best and highest part of the human heart, the Universal Declaration
is a fundamental document standing firmly for human dignity, liberty,
equality, and non-discrimination of minorities. Article 18, which upholds
unconditionally religious liberty in belief and practice, is of special
importance, because freedom of religion is the basic human right which
undergirds and upholds all human rights.
Today the UDHR is often violated, not least Article 18. Intolerance frequently
raises its ugly head, despite the human rights progress accomplished in
many nations. The Seventh-day Adventist Church urges the United Nations,
government authorities, religious leaders and believers, and non-government
organizations to consistently work for the implementation of this Declaration.
This would respond to and help reduce growing and violent religious extremism,
intolerance, hate crimes and discrimination based either on religion or
anti-religious secularism. In this way, the Universal Declaration will
grow in practical importance and luster, and never risk becoming an irrelevant
document.
From a practical perspective, the Adventist Church is alarmed at the development
of religious extremism and its corresponding intolerance in many parts
of the world. The egregious use of political might to enforce religious
conformity goes against the highest ideals of humanity, and is an affront
to the basic principles of human rights. Violations of these rights are
occurring on an increasing scale, as noted by the UN special rapporteur
on Freedom of Religion or Belief. We would point to the following in particular
in the special rapporteur’s conclusions to his 2003 report:
“129. El análisis de las comunicaciones a propósito
de la Declaración sobre la eliminación de todas las formas
de intolerancia y discriminación fundadas en la religión
o las convicciones permite distinguir los atentados a los principios de
no discriminación e intolerancia en la esfera de la libertad de
religión o de creencias, a la libertad de pensamiento, de conciencia,
de religión o de creencias, a la libertad de manifestar su religión
o su creencia y la libertad de disponer de los bienes de las asociaciones
religiosas.
130. Este análisis revela una vez más una tendencia general
al incremento de la intolerancia y de la discriminación contra
las minorías religiosas y las mujeres situadas en una situación
de extrema vulnerabilidad, así como una difusión del extremismo
religioso que afecta a todas las religiones.”
The special rapporteur
also goes on to cite specific examples, including some involving the Adventist
community: “las deportaciones de adventistas y de protestantes en
Azerbaiyán … y las detenciones de protestantes y de adventistas
en Turkmenistán.” E/CN.4/2003/66, 15 January 2003.
We wish to place on record our concern for those who are the subject of
religious-based persecution, whether state-initiated or state-complicit.
Such countries include those in which totalitarianism continues to be
enforced as a doctrine of government and those nations where a religious
majority seeks to exercise civil power to the detriment of others.
As a faith community representing more than 25 million people in 205 countries,
the Adventist Church wholeheartedly supports those human rights operations
that truly seek to provide the fundamental freedoms that are increasingly
under threat in today’s world.
Thank you Mr. President.
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La
Commission des droits de l’homme
Genève,
le 15 mars au 23 avril 2004
Déclaration faite par
la Conférence Générale des Adventistes
du Septième Jour, NGO en statut consultatif spécial avec
ECOSOC.
Point 9. Violations
des droits humains
M le Président,
Depuis sa fondation il y a plus de 150 ans, l’Eglise Adventiste
du Septième Jour a soutenu les droits humains. Inspirés
par des valeurs bibliques, les Adventistes ont choisi à cette époque
de s’engager directement dans la lutte contre l’esclavage
et l’injustice, et aujourd’hui continue à travailler
à l’avant-garde des droits humains et de la liberté
religieuse. Les Adventistes défendent le droit universel de choisir
des croyances selon la conscience individuelle et de pratiquer et d’enseigner
sa religion librement, sans discrimination, en respectant toujours les
droits des autres. Les Adventistes du Septième Jour sont convaincus
que l’utilisation de la force dans la religion est contraire aux
principes de Dieu.
En promouvant la liberté religieuse, la vie en famille, l’éducation,
la santé, la coopération mutuelle, et la réponse
aux besoins humains, les Adventistes du Septième Jour affirment
la dignité de l’être humain créé à
l’image de Dieu.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948
a été écrite et adoptée par des individus
qui venaient de sortir de la désorientation, de la détresse
et de la destruction sans précédent de la Seconde Guerre
Mondiale. Cette expérience déchirante leur a donné
une vision et un désir d’un avenir de paix et de liberté
pour ce monde. Venant du plus profond du cœur, la Déclaration
Universelle est un document fondamental qui soutient la dignité
humaine, la liberté, l’égalité, et la non-discrimination
des minorités. L’article 18, lequel soutient inconditionnellement
la liberté religieuse au niveau des convictions et des pratiques,
a une importance spéciale. En effet, la liberté religieuse
est le droit humain le plus basique qui sert de contrefort à tous
les autres.
M le Président,
Aujourd’hui la Déclaration Universelle est souvent violée,
l’article 18 inclus. L’intolérance montre souvent son
visage monstrueux malgré le progrès déjà accompli
par plusieurs nations dans le domaine des droits humains. L’Eglise
Adventiste du Septième Jour recommande avec insistance aux Nations
Unies, aux autorités gouvernementales, aux leaders religieux, aux
croyants, et aux ONG de travailler continuellement pour la mise en œuvre
de la Déclaration.
Cela servirait à répondre et à aider à réduire
l’augmentation de l’extrémisme religieux violent, l’intolérance,
les crimes basés sur la haine et la discrimination fondée
soit sur la religion soit sur la laïcité anti-religieuse.
De cette manière, l’importance et l’intégrité
de la Déclaration Universelle accroîtront, et jamais elle
ne risquera de devenir un document inappliqué.
Dans une perspective pratique, l’Eglise Adventiste est alarmée
par le développement de l’extrémisme religieux et
ses manifestations violentes dans plusieurs parties du monde. L’utilisation
flagrante de la force, afin d’obliger une conformité religieuse,
va contre les idéaux les plus élevés de l’humanité,
et constitue une offense aux principes basiques des droits humains. Les
violations de ces droits sont de plus en plus fréquentes, ainsi
le constate le rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté
religieuse et de conviction. En particulier, nous voudrions signaler quelques
phrases de la conclusion du rapporteur spécial qui apparaissent
dans son rapport pour l’année 2003 :
« 129. L’analyse des communications au regard de la
Déclaration sur l’élimination de toutes les formes
d’intolérance et de discrimination fondées sur la
religion ou la conviction permet de distinguer les atteintes aux principes
de non-discrimination et de tolérance dans le domaine de la liberté
de religion ou de conviction, à la liberté de pensée,
de conscience, de religion ou de conviction, à la liberté
de manifester sa religion ou sa conviction, à la liberté
de disposer des biens religieux.
130. Cette analyse révèle une fois encore une tendance générale
à la montée de l’intolérance et de la discrimination
contre les minorités religieuses et les femmes placées dans
une situation d’extrême vulnérabilité, ainsi
qu’une expansion de l’extrémisme religieux affectant
toutes les religions. »
Le rapporteur spécial cite aussi des cas spécifiques, y
compris des cas qui touchent la communauté adventiste :
“les déportations d’adventistes et de protestants en
Azerbaïdjan … et les arrestations de protestants et d’adventistes
au Turkménistan.” E/CN.4/2003/66, 15 janvier 2003.
Nous voudrions ainsi déclarer officiellement notre inquiétude
pour ceux qui subissent des persécutions religieuses, soit initiées
soit sponsorisées par les états. Parmi ces pays, il y en
a quelques uns où le totalitarisme continue à être
renforcé comme une politique gouvernementale et d’autres
où une religion majoritaire cherche à exercer son pouvoir
civique au détriment des autres.
En tant que communauté religieuse représentant plus de 25
millions de personnes dans 205 pays, l‘Eglise Adventiste soutient
pleinement ces projets de droit humain qui cherchent sincèrement
à promouvoir ces libertés fondamentales menacées
largement dans le monde d’aujourd’hui.
Merci M le Président.
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